mardi 26 février 2008

Arrêt-minute

Juste une rapide mise à jour sur la semaine passée, surtout passée à travailler, traîner et jouer aux cartes de toute façon.
Les évènements de la semaine, à part que la France a volé un Oscar (mais on lui en a volé un autre alors ca va), ce furent:
L'eclipse de Lune, que je n'ai même pas vu jusqu'au bout, mais qu'un copain est resté à prendre en photo pendant que nous autres allions voir Juno au cinéma (excellent d'ailleurs, si vous avez l'occasion...) Il avait tout un attirail prévu pour l'occasion, et les photos donnent assez bien.



Le lendemain ou surlendemain nous eûmes une chute massive de neige. Mais contrairement ou grésil fondant que j'avais vu jusqu'ici, celle-ci était légère et romantique, dans le genre de celle qu'on trouve dans les boules en verre, et aussi du genre à faire de belles boules. Les rues ont été dégagées prestement, trop pour pouvoir voir des gens sortir en ski malheureusement. Cependant quelques-uns ont quand même fait du snowboard dans le grand parc de la ville (je n'ai pas de preuve malheureusement) J'ai aussi marché sur de la vraie glace pour la première fois de ma vie (je n'étais pas trop serein à 5 ou 10 cm au dessus de l'eau même en voyant que plusieurs personnes avaient pris les devants)



On a tout de même profité du week-end pour visiter l'aquarium de la ville, assez grand et très joli. Un peu surpeuplé cependant...



Je met aussi des photos du bureau, avant peut-être de prendre le labo plus tard (et les gens qui y travaillent aussi, mais ces photos ont été prises à 9h du matin, pas une heure à sortir un physicien...)

Vous pouvez remarquer sur mon bureau une poche et un café de chez Dunkin Donuts. Alors là que les choses soient claires on peut bien se moquer de la gastronomie américaine, mais les Donuts c'est quand même quelque chose! Dur de s'en passer, rien que d'y repenser j'en salive...
Voilà je vais de ce pas grégariser à la soirée de la communauté française de Boston!
Ciao

mercredi 20 février 2008

suite

Oups, une semaine de plus.
Le stage commence a se lancer sérieusment, et j'ai maintenant une perspective assez claire de mon objectif (en tout cas de mon premier objectif, on peut toujours rêver d'une réussite incroyable me permettant d'enchaîner les expériences: le boss m'a annoncé qu'il avait 30 projets en réserve!)
Je n'ai pas posté de nouveau message par absence de nouvelle expérience touristique, le dernier week-end a été marqué par la glande et les actes manqués: 2 visites de musée avortées par renoncement devant une file trop importante, un temps de chien (et plutôt de Saint-Bernard), un peu de retour aux sources gastronomique... J'ai profité un peu des nombreuses boutiques de produits étrangers que l'on peut trouver deci-delà, pour m'offrir quelques plaisirs gustatifs (et les partager), à base de fromages et tomates séchées. Par ailleurs j'ai aussi fait comparer les crêpes françaises aux pancakes locaux à mes comparses, et obtenu une victoire par K.O. absolu à la 3ème reprise.
Je me suis aussi remis sérieusement au sport, piscine et football (enfin soccer pour se faire comprendre des américains) Tout cela occupe bien ma foi...
Je vais essayer de reprendre quelques photos pour la prochaine mise à jour. Ce week-end on va essayer d'être plus organisés pour arriver assez tôt dans les musées. L'affluence du week-end dernier nous a vraiment découragés, mais il faut dire que c'était pour les américains un week-end à rallonge, car lundi était le Presidents' Day, jour où l'on honore Washington et compagnie en ne travaillant pas. Enfin ne reconnaissant pas le président américain je suis quand même aller bosser...
See U

jeudi 14 février 2008

Vrais débuts

Cette semaine passe à une vitesse folle. J'ai commencé, enfin, à faire deux trois choses utiles au laboratoire, ou au moins à voir plus en détail les ficelles du métier comme me le demande le boss. Je décrirai dans un prochain message le principe de ce que je suis sensé faire, mais je ne suis pas encore très certain... Bref de fil en aiguille on a vite fait de passer 4 jours à bosser, manger, discuter sans trop penser à grand chose. J'ai découvert que le pub qui se situe dans le sous-sol du bâtiment fait la Guinness à 3 dollars (2 euros) L'echelle des valeurs sur les produits de consommation est assez étonnante ici. Un capuccino coute plus cher que la plupart des bières. On comprend mieux qu'ils en interdisent l'accès aux jeunes.
J'ai fini par trouver un vélo à acheter pour un prix dérisoire, avec quelques réparations à effectuer. Il me sera sans doute très utile à terme, mais je ne pense pas m'en servir énormément dans l'immédiat, vue la température et l'humidité ambiantes. Hier il a plu une quantité astronomique d'eau. Les rues étaient au bords de l'inondation, impossible de marcher au sec ou que ce soit, et bien sûr les automobilistes pouvaient asperger les pauvres piétons comme bon leur semblait (à quel c... ce mec attends que je l'attrape) On a quand même trouvé le courage d'aller se faire une toile le soir, surtout motivés par la gratuité de la séance (offerte aux élèves du MIT, je sais je me répète) A bien y regarder, on a mieux compris le but de l'opération: avoir quand même quelques spectateurs pour cette daube monumentale qu'est "Jumper". Un des films les plus creux de l'histoire d'Hollywood, et les références en ce domaine sont solides. Tout simplement pas de scénario, un ennui total, même pas divertissant, ce qui est le comble pour un film d'action. D'ailleurs même les scènes d'action étaient totalement loupées... Bref on aura surtout retenu le bon gros sac de Pop-corn et l'énorme Coca (1L) qui firent de ce film une véritable expérience américaine (hem hem).
Benjamin est arrivé à grand peine hier soir; il est même logé au même étage que moi, environ à la même distance qu'à Montrouge. Encore un peu et on reconstitue le B5. Avec le quatrième français (mon supposé futur coturne) qui doit arriver demain on sera juste ce qu'il faut pour jouer à la belote. Difficile d'apprendre l'Anglais dans ces conditions...
See U

dimanche 10 février 2008

Micro-climat

Eh bien comme je l'imaginais il est très facile de se laisser aller à ne plus rien écrire pendant quelques jours. Rien de très excitant ne s'est produit en fin de semaine, d'où mon relatif silence, cependant il est l'heure de se mettre à jour.
Mercredi fut relativement productif (en tenant compte du fait que personne de mon laboratoire n'était présent...) puisque j'ai réussi à me procurer un frigo, pour 10$ seulement (il y a tellement d'affaire a saisir ici que on est vite tenté par la course aux prix les plus bas) il ne marche pas trop mal, bien qu'il fasse des glaçons à partir de n'importe quel matériau. Et ce n'est pas tout puisque le même jour j'ai aussi pu me procurer un téléphone (instrument devenu tellement indispensable), en faisant jouer mon patriotisme européen (j'ai pris un Nokia avec un abonnement T-Mobile, alors qu'on ne m'accuse pas de dilapider des devises européennes hors du continent)
Bref ce fut passionant, et alors que j'espérais fébrilement me mettre au boulot avec le retour annoncé des chercheurs Jeudi et Vendredi, ils ne se sont pas montrés le premier jour, fatigués du voyage, et ont été encore moins efficace le Vendredi, arguant sans doute du fait que bon commencer une semaine de travail le Vendredi c'est même plus la peine... Tout cela m'a donc laissé du temps pour achever, et désormais je suis à peu près sur d'avoir tout fait, mon installation et toutes les formalités administratives qui s'en suivent.
Me direz-vous sans doute, il est dommage de n'avoir pas exploité tout ce loisir pour devenir un connaisseur profond de Boston, ses moeurs et ses coins secrets. Vous auriez raison de me tancer de la sorte, mais je vous répondrais avec un soupçon d'hypocrisie que les conditions de ces derniers jours ne m'auront pas permis de vaquer à ma guise dans les rues bostoniennes. Quel être normalement constitué (je veux dire par là né sous la Garonne) pourrait imaginer une telle quantité de neige tomber en permanence, avec des interruptions dignes d'éclaircies bretonnes (courtes et incertaines)?


Par exemple, j'ai tenté cet après-midi (dimanche), d'aller courir un brin du côté d'Harvard, et je suis parti, un peu la fleur au fusil, en simple short et T-shirt, car il faisait un très beau soleil à ce moment-là.
Funeste méprise, sitôt m'étais-je élancé qu'un vent terrible, froid comme la céramique de la baignoire quand on y colle son dos, souffla à contre sens. Cela aurait du éveiller mes soupçons, mais je continuai d'avancer fièrement, un peu dédaigneux des autres coureurs (en rangs clairsemés d'ailleurs) couverts jusqu'aux oreilles. Alors que je m'approchais de la digne institution universitaire, située à environ 3 kilomètres, quelques flocons commençèrent à voltiger deci delà, bientôt changés en véritable tempête. Après quelques instants d'hésitation, je fis demi-tour, mais il était déjà bien tard pour me rendre compte de mon erreur, et une volée de flocons gelés me frappa par le flanc, allant jusqu'à former des congères sur mon mince appareil. Mon bras droit s'en souviendra longtemps. Etrange coïncidence, le blizzard s'arrêta sitôt que je me fus, à grand peine, éloigné d'Harvard de plus d'un kilomètre, un beau soleil éclairant la fin de mon footing. Artifice technologique destiné à éloigner les curieux, manifestation extrême de la solitude glacée des sommets intellectuels, ou simple coup de malchance, je ne saurais le dire.
Las, ce pays n'est pas le mien.
Cependant j'ai mis ces quelques jours à profit pour exploiter un peu les superbes installations communes mises à notre disposition, dont voici un petit exemple: billard, Home Cinéma avec DVDs gratuits à volonté, baby-foot, ping-pong, piano, immense laverie, même un club de gym, et un bar! Difficle d'imaginer ça à Montrouge...



Hier j'ai quand même pu aller au Museum of Fine Arts. Apparemment fine arts c'est de l'archéologie, en tout cas c'est ce que l'on trouve principalement dans ce musée. On y trouve aussi des pièces locales...


Bien sur l'entrée est gratuite pour les élèves du MIT, comme dans tous les musées de la ville et même à l'orchestre symphonique! On est choyés...

Comme j'apprends qu'on me lit jusqu'à Cauzac, j'ai fait un peu plus littéraire, désolé pour le côté prétentieusement expansif (mais bon je sors de Proust et je suis sous caféine...) Je vous embrasse tous.


See U

mardi 5 février 2008

Super Tuesday

Au cas ou vous ne l'auriez pas remarqué, aujourd'hui était Super Tuesday en Amérique, le jour où 22 états désignent leurs délégués pour l'élection des candidats à la présidence. Concrètement, cela s'est surtout traduit par des bénévoles d'Obama faisant de la réclame dans les rues (vainement, Obama étant donné perdant à l'heure où je parle) et une légère nervosité dans l'air et les conversations.
Cependant pour les français du MIT l'évènement de la journée ce n'était pas la primaire dans le Massachusetts mais la venus sur nos terres de notre aimable ex-candidate à la présidence française, j'ai nommé Ségolène Royal, qui venait sentir l'air de la Nouvelle-Angleterre et s'enquérir du fonctionnement des universités américaine. Elle fera d'ailleurs une autre intervention à Harvard Jeudi.
Annoncée à 16h, Ségolène a tenu a respecter le sacro-saint quart d'heure poitevin (encore que Poitevin, le seul, l'unique est d'une ponctualité exemplaire) et a été accueillie a 16h20 environ par une foule nombreuse principalement francophone réunie en amphithéatre.


Après courte présentation, elle a lu un discours en Anglais avec un accent bien frenchy qui n'est pas sans rappeler celui de notre grandiose monarque ("oui are appy to laite you mec monet in france and of course to maïke monet wis you" http://www.youtube.com/watch?v=_Vq_1xt6vuY). Au passage remarquez ses perfides attaques vis-à-vis des grandes écoles (des aristocrates non mais et puis quoi encore...)


Après ce discours d'une demi-heure se tenait une séance de question raccourcie par la principale intéressée, apparemment désireuse de voir autre chose de Boston que ses étudiants français (ses restaurants ? en même temps on la comprend) Il y quand même eu le temps pour un certain nombre de questions aux réponses souvent assez vagues (même si on a bien compris qu'elle a été très impressionnée par le système américain et la liberté qui lui est associée, d'après elle) dont une question sur le renouveau (?) de l'opposition en France.


Coupant court a une série de question dont elle ne semblait pas voir la fin (des étudiants intéressés c'est sympa mais c'est agaçant à la fin) elle a achevé la réunion par un bain de foule inévitable, l'occasion de prendre quelques photos (et de lui adresser la parole pour dire que le sort des doctorants en France m'enfin c'est un vrai scandale! -Oui, oui vous avez raison, mais je dois y aller là...)




Buena Serra

lundi 4 février 2008

oisiveté

Aujourd'hui lundi c'est vacances. Le laboratoire est à San José, Californie, donc rien à faire pour moi, à part essayer de finir l'administratif (argh stupide assurance du Massachusetts) traîner à droite à gauche, sur Internet, et voir un peu la ville.
Hier j'ai apperçu Harvard en courant, qui a l'air superbe. J'irai plus tard... (visiter les français qui ne vont pas tarder à y arriver)
Je suis retourné dans le centre de Boston, qui m'est apparu beaucoup plus petit que la première fois (sans doute parce que je ne suivait pas une ligne serpentant dans toutes les directions), en regardant un peu plus l'Ouest du centre cette fois-ci. Il y a là Beacon Hill, quartier en pente qui prouve qu'il n'y a pas qu'à Frisco que les jambes des cyclistes sont mises à rude épreuve. Ce quartier est censé être très fleuri, mais bon en Février...


Cela dit j'ai pu voir les récipients supposés à terme accueillir les fleurs, et laissez-moi vous dire qu'il y a là un marché à prendre pour la tonnellerie Georges. Ils ont récupéré des demi-barriques qui sont dans un état lamentable (et il faudra bientôt les changer) Il est temps de passer à l'international, je suis prêt à être le contact local!






A part ca il n'y a pas que des couleurs chatoyantes et des bâtiments charmants à Boston, en témoigne le City hall.


Et aussi cette petite perle d'humour involontaire et noir. Il faut savoir que cette ligne de métro amène à l'aéroport (Boston Logan)

Après enquête c'est encore plus drôle (enfin question de point de vue...) car les avions qui sont rentrés dans le WTC venaient effectivement de Boston Logan.
Pardon aux familles tout ça...

See U

et mamie je t'embrasse

dimanche 3 février 2008

A little bit of tourisme




Une petite visite du centre de Boston s'imposait, en ce premier week-end de présence sur le sol de la Nouvelle-Angleterre.


Comme tout bon Français expatrié, j'ai donc pris mon Routard, ma musette et mon appareil photo pour aller arpenter les rues de la vieille cité.


Alors du point de vue historique, Boston est une des plus vieilles villes des USA. On peut voir sur cette photo la tombe du premier gouverneur, né en 1588, et de sa lignée...




La ville a joué un rôle primordial dans la croissance et l'indépendance des USA. La révolution des patriotes, qui s'est soldée par la déclaration d'indépendance, a commencé ici même, par ce qui s'est appelée la Tea Party en 1775 (si j'ai bien compris, les entrepreneurs locaux, excédés des taxes royales sur le thé en ont deversé de quoi faire 32 millions de tasses dans le port, et de là partit la révolution américaine)


Quoi qu'il en soit la ville est marquée par ce caractère historique. Contrairement à ce que l'on peut penser en voyant la vision depuis la mer (des buildings à la New-Yorkaise) le centre est composé d'une multitude de rue relativement étroites (enfin c'est pas Venise quand même) bordées de nombreux bâtiments anciens. La plupart des maisons sont en briques roses, et le tout a un caractère très britannique et extrêmement charmant. L'harmonie entre l'ancien et les nouveaux buildings est assez bien réalisée.







Pour les touristes comme moi il y a une ligne rouge tracée sur le sol et appelée Freedom Trail qui sert de guide entre les bâtiments historiques de la ville. Raconter leur histoire à chacun serait fastidieux, mais c'est une balade plaisante et instructive.






On part du Common Park, assez grand parc très ancien en plein milieu de la vieille ville, puis on serpente dans le centre historique, s'approchant du port sans y aller, avant de bifurquer vers le Nord à travers le quartier Italien (des tas de restos) puis de traverser la Charles River vers Charlestown, où se trouve un bateau antique (et une belle vue de Boston)







Je comptais revenir via un ferry mais je suis arrivé trop tard pour le prendre donc j'ai du refaire le chemin à pied et métro pour revenir, fourbu, au MIT, où Pia et Sarah, deux amies de l'étage nous ont appris (avec Matt, qui habite au troisième, et Gaël, un français rencontré à la cuisine) des jeux de carte assez marrants.



Une vraie journée de touriste quoi!

See U

samedi 2 février 2008

Day 2

Oups, j'ai parlé trop vite! Il a fait un temps horrible hier, plu pendant des heures au point que les évacuations débordaient de toutes parts... J'ai enfin pu me connecter au réseau Internet du MIT. J'ai un peu plus fit connaissance avec les gens du laboratoire, qui m'ont montré diverses manipulations que je pourrait être amené à faire. Le labo est de taille assez limitée et je crois que j'ai à peu près rencontré tout le monde. Il y a Laura qui est undergrad, Ben un étudiant allemand qu passe l'année au labo, les autres sont des thésards plus ou moins avancés: David, Carlos, Yongdae, et puis Matt le boss et Olga qui fait l'administration (c'est l'atout maître du laboratoire!) J'en oublie certainement.
Carlos m'a connecté avec le réseau de français ici: il m'a amené le soir à une soirée de départ d'un thésard français, où j'ai pu rencontrer une dizaine de compatriotes (il n'aura pas fallu longtemps...) Rassure toi Benjamin on ne sera pas seuls ici...