Je ne me rendais pas compte que ca faisait si longtemps que je n'étais pas passé laisser un message. Ca défile.
Donc je m'en étais arrêté à la French Party de Boston, mardi 26 février. On y est allés entre francophones, le coeur plein d'entrain malgré la pluie battante qui tombait, comme la plupart du temps. La fête avait lieu dans un bar que je qualifierait d'huppé, avec des tarifs parisiens (donc rédhibitoires) Lorsque nous sommes arrivés le bar était vide mais s'est rempli progressivement, au rythme effréné de chansons telles que "On va s'aimer" ou encore "Partenaire particulier", signes indéniables que les organisateurs étaient bien français. Au bout d'environ une heure le bar était bondé et la musique à fond, qui malheureusement faisait penser exactement aux soirées que l'on connait, par exemple à l'ENS, sans l'afflux d'alcool qui les fait passer d'habitude. Les gens qu'on a croisé lors de cette soirée étaient plus des jeunes cadres que des étudiants. On est partis pas trop tard pour récupérer le métro,et parce que, tenez-vous bien, Edouard devait lancer une expérience (à 2 heures du matin...)
Bref voici une photo avec dans l'ordre: Wam, Pia, Pierre (mon coloc), Benjamin, Edouard et Gaël
Donc je m'en étais arrêté à la French Party de Boston, mardi 26 février. On y est allés entre francophones, le coeur plein d'entrain malgré la pluie battante qui tombait, comme la plupart du temps. La fête avait lieu dans un bar que je qualifierait d'huppé, avec des tarifs parisiens (donc rédhibitoires) Lorsque nous sommes arrivés le bar était vide mais s'est rempli progressivement, au rythme effréné de chansons telles que "On va s'aimer" ou encore "Partenaire particulier", signes indéniables que les organisateurs étaient bien français. Au bout d'environ une heure le bar était bondé et la musique à fond, qui malheureusement faisait penser exactement aux soirées que l'on connait, par exemple à l'ENS, sans l'afflux d'alcool qui les fait passer d'habitude. Les gens qu'on a croisé lors de cette soirée étaient plus des jeunes cadres que des étudiants. On est partis pas trop tard pour récupérer le métro,et parce que, tenez-vous bien, Edouard devait lancer une expérience (à 2 heures du matin...)
Bref voici une photo avec dans l'ordre: Wam, Pia, Pierre (mon coloc), Benjamin, Edouard et Gaël
Le jeudi suivant on a profité des avantages MIT pour accéder gratis à l'orchestre symphonique. La salle est magnifique, et elle était pleine. Je n'étais pas trop mal placé, loin mais en hauteur, et en tout cas le son est excellent. Ils ont commencé par jouer du Schubert, avec des morceaux magnifiques, puis un chanteur est venu. Ceux qui connaissent un peu n'ont pas du être surpris, mais le chanteur, venu d'Allemagne pour chanter quelques Lieds de Schubert, avait un physique assez impressionnant, à savoir qu'il était nain, avait quatre doigts à chaque main et des membres manifestement déformé. Il est entré sur scène en dandinant avec difficulté, sorti après avoir chanté de la même façon, puis revenu pour recevoir un torrent d'applaudissement bien mérité tant sa performance était excellente. Après la pause il y avait la création d'une nouvelle symphonie qui n'a pas déchainé la salle (une partie était partie pendant il faut dire). Je ne m'avancerai pas à prononcer un jugement... En tout cas j'ai découvert ce genre de concert, et j'y retournerai probablement (surtout gratuit)
Dès le vendredi matin, nous partions au ski avec le pick-up de Laura (quatrième année du MIT, en stage au labo) avec Ben (du labo) et Laura. Les autres du labo nous ont rejoint le soir, après une journée de ski à Killingdale, dans le Vermont. J'étais équipé avec les moyens du bord, mais ça à fait l'affaire sauf pour les gants, que j'ai du bricoler le lendemain avec un sac plastique et une deuxième paire pour empêcer l'air de rentrer. Il faisait tellement froid que je n'ai pas pu utiliser mon appareil en extérieur, sauf immédiatement après être sorti. Peu de photos, donc.
Dès le vendredi matin, nous partions au ski avec le pick-up de Laura (quatrième année du MIT, en stage au labo) avec Ben (du labo) et Laura. Les autres du labo nous ont rejoint le soir, après une journée de ski à Killingdale, dans le Vermont. J'étais équipé avec les moyens du bord, mais ça à fait l'affaire sauf pour les gants, que j'ai du bricoler le lendemain avec un sac plastique et une deuxième paire pour empêcer l'air de rentrer. Il faisait tellement froid que je n'ai pas pu utiliser mon appareil en extérieur, sauf immédiatement après être sorti. Peu de photos, donc.
La station était située à relativement basse altitude, en forêt. C'est étrange de trouver de la neige si excellente à peine mille mètres au dessus du niveau de la mer, quand on est habitué aux Alpes ou aux Pyrénées, mais cela n'empêchait pas certaines pistes d'être bien raides. On a pas mal skié le premier jour mais le froid a fini par nous repousser vers l'appartement qui nous était offert (grâce à Laura, à son père plus précisément mais je n'ai pas trop compris les détails)
, assez grand pour 6. Par chance on était 6, 2 autres ayant déclaré forfait au dernier moment. Laura nous a fait un délicieux Chili Con Carne arrosé de litres de bierre (de la Bud Light malheureusement) Je devais être relativement fatigué car je me suis effondré dans un fauteuil à 22h... Sur cette photo vous pouvez voir la consommation de Carlos entre 23h et 1h...
La bière n'aidant pas aux réveils abrupts, et certains en ayant abusé plus que d'autres, nous avons pris le temps d'un vrai petit déjeuner dans un Diner.
Il fallut d'abord passer par dessus les monticules de neige tombés durant la nuit, décoincer la voiture de David, avant de rejoindre un de ces restaurants américains typiques, ou qui sont décorés pour avoir l'air typiques. Un des meilleurs de ma vie je dois l'avouer, avec celui du GlobeTroter Tourist Hotel de Dublin. Ca valait le coup de l'infarctus qui m'attends désormais au coin du bois. On a réussi à démarrer sur les pistes vers midi tout de même, Carlos, Ben, Laura et moi, tandis que David et sa dulcinée, Megan, choisissaient la souffrance du ski horizontal. Superbe journée de ski, et le luxe en plus de revenir en ski, à la fermeture de la dernière remontée, directement à l'appartement (en déchaussant sur le pas de la porte...) Le soir Ben nous a fait un vin chaud aux agrumes certes excellent, mais dont tout l'intérêt est dans sa confection, spectaculaire et flamboyante (au sens propre) David a pris des photos, mais des vraies (avec un appareil de photographe professionnel) qui ne sont pas encore développées. Le dernier jour: pancakes, ski, burrito et long retour vers Boston.
La semaine suivante a surtout été consacrée à travailler, j'ai commencé à faire quelques expériences qui ressemblent à mon objestif, ce qui m'a fait comprendre que mon programme était à coté de la plaque.
Il est peut-être temps que j'explique la teneur de mon projet plus précisément. Donc en gros on étudie la kinésine qui est un protéine de taille réduite qui possède la propriété de pouvoir marcher le long de rails appelés microtubules. Elle ressemble à ça, avec deux pattes (tout à gauche), un long cou, deux têtes (en violet) et deux bras (en vert) qui accrochent les objets à transporter. Au labo, on n'utilise qu'une version raccourcie de la bête, toute la partie droite n'ayant aucune influence sur le mouvement.
Cette propriété fait que la kinésine a pour rôle principal, dans les cellules, de transporter des gros objets d'un bout à l'autre de la cellule, ce qui prend quelques minutes alors que cela prendrait des années (voire des siècles pour des cellules très longues comme celles composant les nerfs) si on laissait faire le hasard. Pour avancer la kinésine a besoin d'énergie, et elle la tire d'une molécule, l'ATP, produite par les "usines à énergie" de la cellule. Le mécanisme de transformation de l'energie d'une molécule en mouvement n'a rien d'évident, et il n'est pas formellement connu. Certains éléments en sont connus cependant, et de nombreuses études sont consacrées à la façon dont la kinesine marche (elle a deux pattes et les avance l'une après l'autre, dans une direction déterminée par la microtubule) Un labo de chimie théorique, en collaboration avec mon labo, a proposé récemment un mécanisme assez détaillé de la partie énergie -> mouvement. Pour vérifer expérimentalement ce mécanisme, une idée est de détruire les parties de la protéine qu'on pense active à telle où telle étape et de vérifier que l'effet est celui qu'on a prévu.
Le gros truc du labo, c'est d'observer le comportement mécanique d'une seule molécule à la fois, ce qui permet d'avoir une vérification directe des prédictions. Pour ça on accroche la kinésine d'une part à la microtubule sur laquelle elle doit marcher, et d'autre part sur une bille de verre qu'on peut diriger grâce à un laser. Si la kinesine marche, elle tire la bille qui est retenue par le laser. Voilà une vue super stylée de l'expérience.
Le gros truc du labo, c'est d'observer le comportement mécanique d'une seule molécule à la fois, ce qui permet d'avoir une vérification directe des prédictions. Pour ça on accroche la kinésine d'une part à la microtubule sur laquelle elle doit marcher, et d'autre part sur une bille de verre qu'on peut diriger grâce à un laser. Si la kinesine marche, elle tire la bille qui est retenue par le laser. Voilà une vue super stylée de l'expérience.
Au bout d'un moment la force exercée par le laser devient trop grande et la kinesine s'arrête. Mon objectif pour le moment c'est d'écrire un programme qui va pouvoir permettre à la kinésine de continuer à marcher en bougeant la microtubule de façon à ce que la force exercée par le laser soit constante. Puis on testera ensuite l'effet de tirer dans l'autre sens, sur les cotés, et on testera des mutants de la protéine pour savoir si on est capable de faire marcher, artificiellement, la kinésine, sans consommation d'égergie, et sans qu'elle possède les parties lui permettant de récupérer de l'énergie. On verra ainsi si ces parties ont une incidence directe sur le mouvement ou si celui-ci peu se faire sans elles.
On n'en est pas la pour l'instant, mais faire l'expérience a été un grand pas, au moins pour comprendre un peu ce que je fais, et ce que je devrais faire pour que ca marche mieux.
A part ca j'ai pu découvrir que le squash n'était pas seulement un sport pour vieux PDG mais aussi un sport tout ce qu'il y a de plus épuisant, éreintant et amusant, j'ai même investi dans une raquette et des balles. Le MIT a des cours excellents, gratuits, cela va sans dire.
Le week-end a été consacré surtout au repos. J'ai pu découvrir une excellente librairie possédant surtout un rayon francophone plus fourni que bien des librairies françaises (bien plus fourni qu'à Agen par exemple), qui m'a permis de reconsituer mon stock de phrases sans fin en achetant les tomes 5 et et 6 de La Recherche (est-ce bien raisonnable, après avoir passé les 6 derniers mois sur le tome 4, je me le demande, mais l'étranger est favorable à se ressourcer dans les livres francophones) On est allés avec Benjamin dans un club de Jazz de Cambridge, mais le groupe du soir était un peu limite, à part son flutiste de leader (limite ridicule pour certains membres) L'ambiance était sympa cependant.
Et nous voilà en ce début de semaine, où mon programme semble se mettre à marcher. Je tenterai l'expérience fatidique Jeudi, en croisant les doigts. Il y a foule autour du microscope, d'où l'attente...
Je crois que c'est tout pour ce soir
See U
On n'en est pas la pour l'instant, mais faire l'expérience a été un grand pas, au moins pour comprendre un peu ce que je fais, et ce que je devrais faire pour que ca marche mieux.
A part ca j'ai pu découvrir que le squash n'était pas seulement un sport pour vieux PDG mais aussi un sport tout ce qu'il y a de plus épuisant, éreintant et amusant, j'ai même investi dans une raquette et des balles. Le MIT a des cours excellents, gratuits, cela va sans dire.
Le week-end a été consacré surtout au repos. J'ai pu découvrir une excellente librairie possédant surtout un rayon francophone plus fourni que bien des librairies françaises (bien plus fourni qu'à Agen par exemple), qui m'a permis de reconsituer mon stock de phrases sans fin en achetant les tomes 5 et et 6 de La Recherche (est-ce bien raisonnable, après avoir passé les 6 derniers mois sur le tome 4, je me le demande, mais l'étranger est favorable à se ressourcer dans les livres francophones) On est allés avec Benjamin dans un club de Jazz de Cambridge, mais le groupe du soir était un peu limite, à part son flutiste de leader (limite ridicule pour certains membres) L'ambiance était sympa cependant.
Et nous voilà en ce début de semaine, où mon programme semble se mettre à marcher. Je tenterai l'expérience fatidique Jeudi, en croisant les doigts. Il y a foule autour du microscope, d'où l'attente...
Je crois que c'est tout pour ce soir
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